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L'histoire de Compostelle

Saint Jacques de Compostelle : L'histoire qui rassemble

Saint Jacques de Compostelle FotoliaLa légende rapporte qu'après la Pentecôte, Saint Jacques alla évangéliser l'Espagne. Il débarqua en Andalousie sur la côte méditerranéenne et de là il se rendit en Galice située à l'extrémité nord-ouest de la péninsule Ibérique. Après quelques années d'apostolat, il revint à Jérusalem où il fut décapité.

Deux de ses disciples mirent son corps dans une barque et prirent la mer. La barque, poussée par le vent et les eaux, vint s'échouer au fond d'un estuaire de Galice où devait naître par la suite la ville d'Iria Flavia qui porte de nos jours, le nom de El Padron. Ses deux disciples enterrèrent le corps de l'apôtre à l'intérieur des terres, en un lieu où sera érigée la ville de Saint Jacques de Compostelle.

Ce n'est qu'au début du 9ème siècle qu'un ermite nommé Pélage aura des visions. Il alertera l'évêque d'Iria Flavia. Ils découvriront trois tombeaux qu'ils identifieront comme étant ceux de Saint Jacques et de ses deux disciples. Sur les lieux de la découverte, les rois de Galice feront construire d'abord une église rustique, puis une deuxième plus luxueuse qui attireront les premiers pèlerins.

La deuxième église élevée au rang de cathédrale sera prise et détruite par les Maures. A sa place sera construite la cathédrale romane que l'on admire encore de nos jours au cœur de la cathédrale actuelle de style gothique flamboyant. Saint Jacques deviendra le patron de l'Espagne et le symbole de la reconquête sur l'Islam.

Le pèlerinage à Saint Jacques de Compostelle est l'un des trois grands pèlerinages de la chrétienté avec ceux de Rome et de Jérusalem. Il doit son origine à la résistance contre l'invasion musulmane. Dès le 9ème siècle, Saint Jacques devient le patron de l'Espagne et le symbole de la reconquête sur l'Islam. Sous l'impulsion des Papes, de l'ordre de Cluny, des royaumes Catholiques du nord de l'Espagne et de divers ordres hospitaliers, il est un formidable moyen de communication. Dans l'Europe médiévale il draine, des hommes, des idées, des cultures, des techniques.

Cependant depuis cette fin du 2ème millénaire on constate un regain d'intérêt pour le Pèlerinage à Saint Jacques.
Le chemin de Saint Jacques de Compostelle en Espagne a été inscrit au Patrimoine Mondial par l'UNESCO en 1993. En 1998 l'UNESCO a inscrit au Patrimoine Mondial soixante-neuf monuments jalonnant les chemins de Saint Jacques en France et sept tronçons du chemin du Puy.

La coquille Saint Jacques

Coquille St JacquesLégende née au Moyen-Âge :

La coquille Saint Jacques que les jacquets ramenaient des côtes de la Galice était une preuve de leur long périple. Au début de ces grandes migrations, les pèlerins ramassèrent quelques coquillages qu'ils cherchaient sur les plages et qu'ils ramenaient chez eux. Depuis l'Antiquité on portait des coquillages pour se préserver du mauvais sort et de toutes sortes de maladies. Pour des raisons symboliques, la coquille s'est imposée comme attribut de l'apôtre et a donc pris le nom de Saint Jacques. Accrochée sur le chapeau, sur le sac ou sur la cape, elle va devenir l'emblème des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle et aussi de tous les pèlerins. Elle permettait de se distinguer des autres voyageurs, elle avait un pouvoir protecteur, et permettait aussi de boire dans les fontaines ou de demander l'aumône car à la vue de la coquille, la charité devenait un acte obligatoire.

C'est ainsi que depuis, les pèlerins accrochent une coquille à leur sac ou à leur bâton . . .

Crédencial, Compostela . . .

CrédencialVous trouverez deux appellations pour ce document. La créanciale qui est délivrée par l'église et la crédential qui est l'équivalent laïc. C'est celle qui est délivrée par les associations. Les deux documents reviennent au même.

Ce document, dans la tradition du pèlerinage vers Compostelle, est une accréditation délivrée à celui qui accomplit le pèlerinage avec une motivation spirituelle. Invitation à la rencontre de l'hôte, elle le recommande auprès de tous ceux qu'il croisera le long de son périple.

Un tampon, obligatoire à chaque étape, apposé par le prêtre, la mairie, l'office de tourisme ou l'hébergeur, atteste du passage.

Vous pouvez vous la procurer auprès de l'association Jacquaire la plus proche de votre domicile. Vous pouvez l'obtenir aussi en remplissant le formulaire de commande sur le site : www.chemins-compostelle.com

Ou à la cathédrale du Puy en Velay, elle vous sera proposée après la messe et bénédiction de 7 h. Dans la journée, vous pouvez la demander à la sacristie ( 10 h / 12 h et 14 h / 18 h en saison ) : Tél : 04 71 05 98 74.

Arrivée à Santiago de Compostela

BotafumeiroLe Botafumeiro, encensoir en laiton argenté, est haut de 1,60 m et pèse 54 kg. Il fut exécuté par l'orfèvre Losada en 1851. À l'origine, cet encensoir servait à parfumer la cathédrale. Il pend à une corde sous le transept.

À l'occasion de célébrations liturgiques spéciales et pendant l'Année Sainte Compostellane, au cours de la messe du pèlerin qui se déroule tous les jours à 12 h, les visiteurs peuvent contempler la singulière cérémonie du botafumeiro. Pendant qu'on le balance comme s'il s'agissait d'un pendule, huit hommes (tiraboleiros) donnent de la corde au point le plus élevé du mouvement et tirent sur elle au point le plus bas. On accroît ainsi l'oscillation de l'encensoir pour l'élever à 20,6 mètres de haut dans la voûte, en formant un arc de 65 mètres tout au long du transept, depuis la porte de la Azabachería jusqu'à celle de Platerías. Il passe au ras du sol à une vitesse de 68 km/h en laissant derrière lui un fin sillage de fumée et d'encens.

Cet encensoir avait pour objectif de parfumer la cathédrale en raison du nombre important de pèlerins arrivant chaque année, durant le Moyen Âge puis à la Renaissance. L'odeur générée par la masse des dormeurs dans la nef nécessitait un encensoir de cette taille et de ce poids.

Il fonctionne tous les vendredis soirs à partir d'avril après la messe de 19h30.

Le bourdon de Compostelle

Le Bourdon

Histoire du bourdon : Quand on observe les reliques, Saint-Jacques est toujours représenté avec un bâton à ses côtés. Cet objet devint donc le principal objet des pèlerins sur Compostelle et de tous les autres pèlerinages du monde.

Au Moyen-Âge, le bourdon était ainsi l'unique compagnon de route !

Ce bâton était d'une aide précieuse pour la marche, mais il servait aussi à se défendre .... C'est grâce à lui que les pèlerins parvenaient à repousser les brigands et à braver les animaux sauvages. C'était un prêtre qui remettait le bâton aux jacquets, et ils le faisaient bénir avant de quitter leur village pour se rendre à Santiago.

Il y a quelques années, un ébéniste, Charles-Henri Ravanne, artisan passionné, avait installé son atelier de fabrication de bourdons dans le village de Bellocq. Ne disposant d'aucun modèle, l'artiste avait du s'inspirer de différentes images. Il s'était ainsi bâti une réputation auprès des pèlerins en recréant le traditionnel bâton du Moyen-Âge. Charles-Henri Ravanne s'est aujourd'hui retiré et c'est Jean-François Demange, un associé qui a repris cette activité avec le même soin que C.H. Ravanne. L'atelier n'est plus à Bellocq en Béarn, mais est à Bustince-Iriberry au Pays Basque.

Description du bourdon : Un véritable bourdon du pèlerin est fabriqué en deux parties : Il y a le pommeau (la poignée) qui est composé de deux boules en bois situées à chaque extrémité de la poignée : l'une sur laquelle le pèlerin pose sa main lorsqu'il marche, l'autre pour bénéficier d'un bon appui lorsqu'il veut se poser. Certains en possèdent une troisième, entre les deux autres, coupant ainsi le pommeau en deux parties. La seconde partie, le fût – c'est-à-dire le bâton - est équipée, à son extrémité la plus basse, d'une pointe en acier.